Sites mégalithiques de Malte

Les Temples mégalithiques de Malte sont un ensemble de temples présents sur les îles de Malte et Gozo. Un aussi petit archipel concentre actuellement et regroupe une cinquantaine de temples.

Les Temples mégalithiques de Malte sont un ensemble de temples présents dans l'archipel maltais, sur les îles de Malte et Gozo. Un aussi petit archipel concentre un nombre important de temples mégalithiques : actuellement dix-sept sites inventoriés regroupent trente-trois temples. Il faut ajouter une quinzaine d'autres sites qui représentaient au moins autant de temples supplémentaires, aujourd'hui disparus sous les bombes de la Seconde Guerre mondiale ou le pic des démolisseurs.
Certains de ces temples mégalithiques sont inscrits sur la liste du patrimoine mondial de l'UNESCO.

Timidement apparu sur le site de Skorba vers 5 200 av. J.-C. lors de la phase Għar Dalam, le mégalithisme maltais, isolé dans l'archipel maltais et indépendant du mégalithisme méditerranéen ou de l'ouest européen7, précède d'environ 400 ou 700 ans le plus vieux site mégalithique continental, le Cairn de Barnenez qui daterait de 4 850–4 450 av. J.-C. tandis que les alignements de Carnac ne dateraient que de 4 000 av. J.-C.

Le mégalithisme maltais prend toute son ampleur et son originalité dans l'archipel au cours des phases ultérieures. Pour l'archéologie maltaise, ce n'est pas la maîtrise de la pierre ou des métaux qui rythme la Préhistoire mais l'évolution des temples mégalithiques. La période qui s'ouvre se nomme la période des temples (4 100-2 500 av. J.-C.), elle dure 1 600 ans et se subdivise en cinq phases. Les mastabas (2 700 av. J.-C.) et les pyramides d'Égypte (2 500 av. J.-C.) sont contemporains des derniers temples maltais comme le double fer à cheval de pierres bleues (2 600 av. J.-C.), les trilithes (2 400 av. J.-C.) et le cercle de sarsen de Stonehenge (remanié jusqu'en 1 600 av. J.-C.). La grande période mégalithique maltaise est terminée depuis environ 700 ans lors de la construction du vieux temple de Cnossos (1 900-1 800 av. J.-C.).

La succession temporelle de ces différents courants mégalithiques ne sous-entend d'aucune façon un lien de filiation entre eux. Chaque région a son originalité : les alignements atlantiques, nordiques ou encore africains, les cercles anglais, écossais ou des Orcades, les tombes des géants et les Nuraghes sardes ou les torres corses, les Taulas baléares, les Cromlechs gallois, les Menhirs, les Dolmens sous tumulus ou sous cairn, les Chen-pin coréens ou les Kofun japonais, les autels olmèques, les anthropomorphes colombiens ou les Moaïs pascuans, etc.

La civilisation mégalithique n'a pas complètement disparu dans le vent de l'histoire, si les Bantous de la province d'Ogoja, au sud-est du Nigéria, n'élèvent plus les Akwanshi phalliques depuis une centaine d'années comme les Kelabit du Sarawak, par contre les Malgaches du plateau d'Imerina, le peuple konso d'Éthiopie et les austronésiens des îles de Sulawesi ou de Sumba dressent encore aujourd'hui des mégalithes pour honorer leurs morts et valoriser le rang de la famille ou du clan. Cela réclame, comme il y a plusieurs millénaires, d'énormes dépenses physiques et économiques mais aussi un esprit de solidarité qui renforce l'unité des groupes ethniques qui pratiquent encore le mégalithisme.

Implantation des principaux sites préhistoriques maltais
Sur l'île de Gozo, un temple se trouve à Ġgantija classé depuis 1980. Sur l'île de Malte proprement dite, les temples de Mnajdra, Ħaġar Qim, Tarxien, Ta' Ħaġrat et Skorba sont classés depuis une extension de 1992.

Bien que n'étant pas à proprement parler des monuments mégalithiques, les hypogées sont généralement classés parmi les temples mégalithiques ; trois sites d'hypogée existent encore dans l'archipel maltais.
La même année que le temple de Ġgantija, en 1980, l'Unesco classe également l'hypogée de Ħal Saflieni au patrimoine mondial de l'humanité.

On trouve associés aux monuments mégalithiques des vestiges préhistoriques typiques de l'archipel maltais, les « Cart Ruts ». Il s'agit de sillons, plus ou moins parallèles, creusés dans la pierre à la surface de l'île. Leur fonction reste une énigme.


Contenu soumis à la licence CC-BY-SA. Source de base : Wikipedia soumis à évolution intéractive.
Proposer une modification ou un complément d'information ? suivez notre formulaire : (en cours)

Back to top