Pyramide rhomboïdale Snéfrou

Sa forme particulière en fait une tentative de pyramide à faces lisses. (environ -2670 à -2450 av. J.-C.) Cette pyramide fut construite pour le pharaon Snéfrou, elle est la mieux conservée de toute l’Égypte.

La pyramide rhomboïdale fut construite pour le pharaon Snéfrou à Dahchour en Égypte. Sa forme particulière en fait une tentative avortée de pyramide à faces lisses, dernier stade de l'évolution des pyramides.

Elle possède de nombreuses particularités et ressemble par bien des points à la pyramide érigée par le fils de Snéfrou, Khéops. Elle est munie de deux entrées dont l'une n'est pas située sur la face nord, fait unique dans l’Ancien Empire, et conserve encore la majeure partie de son revêtement, faisant de cette pyramide la mieux conservée de toute l’Égypte.

Le complexe pyramidal a révélé les vestiges d'un imposant temple funéraire dont la riche ornementation le distingue des autres monuments de la IVe dynastie.

Particularités du complexe funéraire

    L'aspect en doubles pentes de la pyramide ;
    Deux entrées permettant d'accéder aux appartements funéraires dont l'une n'est pas située sur la face nord mais sur la face ouest, fait unique dans l'Ancien Empire ;
    La première pyramide à utiliser un système de fermeture avec herses, système qui sera repris dans les pyramides du Moyen Empire ;
    L'utilisation et la maîtrise des voûtes en encorbellement sur quatre faces ;
    La pyramide, comme les trois autres pyramides attribuées à Snéfrou (pyramide rouge, pyramide de Meïdoum et pyramide de Seila), ne possède pas de sarcophage ;
    Le premier ensemble funéraire avec temple funéraire monumental.

L'exploration du monument de l'Antiquité à nos jours
Il est fort probable que le monument fut visité dès la plus haute antiquité comme en témoigne l'intérêt que portèrent les Égyptiens du Moyen Empire à la pyramide de Snéfrou. Le culte fut restauré, le souverain déifié et les nouveaux pharaons s'inspirèrent des tombeaux de l'Ancien Empire pour édifier leur propre pyramide. Ainsi, le système de fermeture avec herse sur plan incliné inventé pour Snéfrou se retrouve dans la pyramide de Hawara du pharaon Amenemhat III. Durant les périodes de trouble, la pyramide a probablement été violée à l'instar des autres sépultures royales susceptibles de livrer des trésors, mais il est conjectural d'établir des hypothèses sur les spoliations qu'elle aurait subies durant toute l'Antiquité.

Au Moyen Âge, le Livre des perles enfouies et du mystère précieux, écrit au Xe siècle, enflamma les imaginations et fit du site de Dahchour un haut lieu des trésors cachés. Cet écrit encouragea d'ailleurs la destruction et le pillage des grands monuments de la région memphite. Il est certain que les deux pyramides de Dahchour furent rouvertes dès le XVIIe siècle puisque le voyageur anglais Edward Melton, et vingt ans plus tard LeBrun, pénétrèrent dans la chambre inférieure de la pyramide rhomboïdale.

La première véritable exploration du monument est due à l'égyptologue britannique John Shae Perring qui y pénétra le 29 septembre 1839. Il découvrit la deuxième entrée située sur la face ouest et composa des plans de l'infrastructure qui firent références jusque 1946, date à laquelle l'égyptologue égyptien Abdessalam Mohammad Hussein entreprit une étude plus approfondie du complexe pyramidal. Ce dernier déblaya entièrement les appartements funéraires, découvrit la charpente en cèdre de la chambre supérieure, la momie de chauve-souris et les graffitis attribuant la pyramide au pharaon Snéfrou. La disparition de l'égyptologue en 1949 provoqua l'interruption brutale des recherches. Mais celles-ci furent reprises en main par Ahmed Fakhry qui acheva d'étudier l'ensemble funéraire, mettant en évidence la richesse ornementale du temple funéraire.


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