La Pyramide de Néferirkarê

La pyramide de Néferirkarê « La pyramide de l'esprit bâ » est édifiée sur le flanc sud-ouest du promontoire d'Abousir. La mort prématurée du pharaon semble avoir stoppé le projet.

La pyramide de Néferirkarê est édifiée sur le flanc sud-ouest du promontoire d'Abousir. Elle est celle qui a le mieux résisté parmi les pyramides du site et domine encore cette nécropole royale de la Ve dynastie.

Néferirkarê semble avoir projeté initialement un monument à six degrés, à l'instar de Sahourê son prédécesseur dont la pyramide domine la colline sur son côté est. En cours d'édification, les proportions de la pyramide ont été changées en rajoutant deux degrés supplémentaires. Il semble que la mort prématurée du roi ait porté un coup d'arrêt au projet et ce sont les successeurs de Néferirkarê qui achèveront à la hâte le complexe funéraire. Son nom antique était « La pyramide de l'esprit bâ ».

La pyramide dans son stade le plus développé avec ses huit degrés avait une base de cent cinq mètres pour une hauteur de plus de soixante-dix mètres. Il est probable qu'elle devait être achevée en pyramide lisse et, comme pour l'exemple de Sahourê, le monument à degrés n’aurait été qu'une étape intermédiaire dans l'édification du monument. Cependant au contraire des pyramides royales précédentes, celle de Néferirkarê est bâtie en assises régulières de blocs soigneusement taillés et ajustés en gradins successifs à l'instar de la pyramide de Djéser à Saqqarah. Le revêtement de la pyramide a probablement été achevé par Niouserrê ce qui aurait encore surélevé le monument de quelques mètres. Seules les premières assises basses du monument subsistent ce qui démontre que si la pyramide n'a pas été achevée en pyramide à faces lisses l'intention y était dans le projet initial.

On accédait aux appartements funéraires classiquement par la face nord de la pyramide. Un couloir s'enfonçait dans le massif de la pyramide et aboutissait très vite à une chambre à herse qui barrait l'accès. Le couloir se poursuivait alors vers l'antichambre située à l'aplomb de l'axe de la pyramide et qui ouvrait par son mur occidental sur la chambre funéraire du roi.

Le fait qu'au moment du trépas du roi, la pyramide ait été pratiquement achevée, le temple funéraire n'ait été que partiellement édifié et que la chaussée et le temple de la vallée étaient à peine ébauchés nous renseigne sur la méthodologie employée par les architectes royaux pour la construction de ces monuments.

On creusait d'abord les appartements funéraires dans la masse rocheuse du plateau, puis le tout était habillé de murs ou parois en pierres soigneusement assemblées, le caveau étant en général protégé par plusieurs blocs monolithes disposés en chevrons et qui se superposaient autant que nécessaire, diminuant d'autant le volume restant à bâtir. La chaussée devait déjà être tracée voire fondée pour servir à l'acheminement des matériaux depuis le port situé en contrebas du complexe au bord du Nil. D'autres rampes permettaient d'élever les pierres au fur et à mesure que le monument s'élevait lui-même. Les restes d'une telle rampe sont d'ailleurs visibles sur la face ouest de la pyramide de Néferirkarê. La présence d'une rampe de construction encore en place va davantage dans le sens de l'abandon du chantier plutôt que de son achèvement en pyramide lisse.

Enfin une fois le chantier de la pyramide suffisamment avancé on commençait à construire le reste du complexe funéraire en commençant par la partie sacrée et en "descendant" vers la vallée, le temple d'accueil étant probablement le dernier élément à être achevé.


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