La Pyramide de Meïdoum

Située à l'entrée du Fayoum en Égypte, la pyramide de Meïdoum est appelée « la fausse pyramide » par les Arabes. Une pyramide à degrés de la IIIe dynastie (env. 2700-2620 av. J.-C.).

Située à l'entrée du Fayoum en Égypte, la pyramide de Meïdoum, appelée « la fausse pyramide » par les Arabes, date du XXVIe siècle.

Flinders Petrie prouva que la pyramide qui comportait sept degrés à l'origine fut transformée en pyramide parfaite au moyen d'un revêtement en calcaire de Tourah. De ces sept degrés, trois étages seulement sont encore visibles aujourd'hui. Composée de blocs de calcaire, elle fut certainement construite pour le roi Houni, dernier souverain de la IIIe dynastie. Élargie et agrandie plus tard d'un huitième degré, elle fut finalement transformée par son fils Snéfrou en pyramide lisse.

La pyramide
Effondrée, exploitée ou inachevée ?
De cette pyramide qui, finalement, devait mesurer 147 mètres de côté à la base et 93,50 mètres de haut, il ne reste aujourd'hui que le noyau central culminant à 70 mètres. Ce noyau est constitué de blocs posés à lit déversé vers l'intérieur, ce qui lui confère la forme d'une pyramide tronquée aux pentes raides (environ 70° par rapport à la verticale). Les ajouts périphériques y ont été appliqués sans maçonnerie et ne tenaient en place que par leur propre poids. Ils auraient fini par se désolidariser par manque d'adhérence. Plusieurs hypothèses ont été formulées à cet égard. La pyramide se serait écroulée sous la dynastie des Ptolémées, peut-être à la suite d'un tremblement de terre. Elle aurait pu être "pelée" par les carriers médiévaux pour récupérer les pierres. On a aussi avancé l'idée d'un effondrement pendant les travaux, ce qui ferait de Meïdoum la première catastrophe de chantier de l'Histoire. Enfin, il reste la possibilité que le glissement de la couche externe n'ait jamais eu lieu et que la pyramide soit restée inachevée. Selon cette théorie, la décharge qui l'entoure encore aujourd'hui ne serait que la conséquence du démontage des rampes nécessaires à la construction.

Gaston Maspero trouva en 1881 l'entrée de la pyramide à onze mètres au-dessus du sol, mais l'essentiel du travail fut réalisé par Flinders Petrie qui pénétra pour la première fois dans la pyramide en 1881 lors des fouilles effectuées dans la zone entre 1888 et 1891. Une longue descenderie de pente assez raide traverse la masse calcaire de la pyramide sur une profondeur d'une cinquantaine de mètres. Elle aboutit à un couloir horizontal dans lequel se trouvent deux logettes faisant office d'antichambres. Au bout de ce couloir bas de plafond se trouve un puits vertical par lequel on monte à la chambre funéraire.

Les travaux des architectes Gilles Dormion et Jean-Yves Verd'hurt, qui étudient les pyramides depuis 1986, ont permis la découverte de deux nouvelles chambres funéraires dans la pyramide. Il s'agit d'un passage découvert en haut du puits d'accès à la chambre funéraire inachevée de la pyramide. Ce court passage est suivi de deux chambres de décharge, en voûte en encorbellement comme la chambre funéraire, mais d'une facture soignée. Il n'y a aucune communication entre ce passage et les chambres. La seconde découverte fut celle d'un couloir remontant dans le massif de la pyramide de manière parallèle à la descenderie que l'on emprunte en entrant dans la pyramide. Le couloir est cependant obstrué après un cheminement assez long.

Cette découverte a permis de réinterroger le plan d'ensemble de la pyramide. Les espaces nouvellement mis au jour sont d'une ampleur presque égale au dispositif initialement connu de la pyramide de Meïdoum.

La pyramide satellite
Une petite pyramide satellite était placée au sud du tombeau royal. Toute la superstructure et une partie des infrastructures ont disparu. Les architectes Vito Maragioglio et Celeste Rinaldi ont proposé une reconstitution basée sur les éléments encore visibles sur le terrain, démontrant qu'elle était à l'origine une pyramide à degrés et que le plan de ses appartements funéraires était identique au plan de sa voisine.

La nécropole annexe
À environ 500 mètres au nord de la pyramide, une nécropole de la IVe dynastie regroupe des tombeaux de princes et autres personnages importants de la cour. Ainsi, le mastaba de Néfermaât renfermait la célèbre peinture des Oies de Meïdoum, exposée aujourd'hui au musée du Caire, où l'on peut admirer également deux célèbres statues en calcaire peint trouvées dans le mastaba de Rahotep et de sa femme Nofret, découvert par Mariette en 1871.


Contenu soumis à la licence CC-BY-SA. Source de base : Wikipedia soumis à évolution intéractive.
Proposer une modification ou un complément d'information ? suivez notre formulaire : (en cours)

Back to top