Le cromlech d'Er Lannic

Le cromlech d'Er Lannic est est situé sur la côte sud-est de l'îlot d'Er Lannic (commune d'Arzon) dans le golfe du Morbihan. Le monument se présente comme une double enceinte de pierres levées formant deux fers à cheval.

Le monument se présente comme une double enceinte de pierres levées formant deux fers à cheval. L'hémicycle nord de 50 mètres de diamètre, le plus récent, est constitué de 65 menhirs accolés de 1,20 à 1,80 m (la pierre de 4,40 m de hauteur dans l'axe médian indique la direction du soleil le jour du solstice d'hiver). L'hémicycle sud (tangent au premier) de 60 mètres de diamètre est constitué de 30 menhirs ayant une hauteur quasi constante de 4 m, seuls ceux de l'extrémité étant plus imposants. L'ouverture de ce second hémicycle est orientée plein Est et marque probablement l'emplacement du paléorivage avant qu'il ne soit immergé, les hommes du Néolithique ayant peut-être voulu dresser des remparts symboliques contre l'océan afin de conjurer la montée des eaux.

Du fait de la remontée du niveau de la mer dans le golfe depuis le Néolithique, seule la partie supérieure de l'hémicycle nord est visible, soit 49 pierres à marée basse, dont 33 sont recouvertes à marée haute.

Le monument date du Néolithique à une époque où le niveau des mers était plus élevé. L'immersion partielle actuelle est le résultat du rebond isostatique de la lithosphère consécutivement à la fonte de la calotte polaire qui recouvrait le Nord de l'Europe au cours de la période Würm. Ce rebond fait redescendre en altitude (quelques mètres) le Nord de la France qui était auparavant surélevé par la flexion de la lithosphère.

Les Cromlechs et l'îlot d'Er Lannic font l’objet d’un classement au titre des monuments historiques depuis 1889.

Les différentes fouilles menées sur ce site, notamment par les archéologues Gustave de Closmadeuc (1866), René Merlet (1919), Zacharie Le Rouzic (1923 - 1926), ont permis de découvrir que quatre menhirs portaient des gravures. Deux menhirs portent des représentations de haches ; sur une pierre de calage du plus grand menhir, certains adeptes d'archéoastronomie comme Le Rouzic ont reconnu dans un groupe de cupules la constellation de la Grande Ourse. Ces fouilles ont également permis la découverte de fragments de poteries, d'outils, de morceaux de vases et des supports chasséens. Ces découvertes sont conservées au musée archéologique James Miln - Zacharie Le Rouzic de Carnac.

Des fouilles sous-marines sous la direction d'Éric Le Gall ont été effectuées en 1991 et 1992 afin d'en définir un nouveau plan topographique et de relever les 119 menhirs dénombrés sur ce site (il existe des pierres couchées à l'écart des deux hémicycles mais leur fonction reste inconnue).


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