Empire d'Akkad en Mésopotamie

L'empire d'Akkad (ou empire akkadien) ou empire d'Agadê est un État fondé par Sargon d'Akkad qui domina la Mésopotamie de la fin du XXIVe siècle av. J.-C. au début du XXIIe siècle av. J.-C.

L'empire d'Akkad (ou empire akkadien) ou empire d'Agadê est un État fondé par Sargon d'Akkad qui domina la Mésopotamie de la fin du XXIVe siècle av. J.-C. au début du XXIIe siècle av. J.-C. selon la chronologie la plus couramment retenue, même s'il est possible qu'il se soit épanoui environ un siècle plus tard, les datations étant incertaines pour une période aussi lointaine. Cet État a profondément marqué l'histoire de la Mésopotamie.
Le souvenir de ses rois les plus prestigieux, Sargon et son petit-fils Naram-Sin, a duré de nombreux siècles et donné lieu à différentes légendes, plus qu'aucune autre dynastie mésopotamienne.

Bien qu'il soit difficile de démêler la réalité de la légende dans ces récits, d'autant plus que la documentation écrite datant de cette époque est essentiellement de nature administrative (tablettes de gestion et de comptabilité), la période de l'empire akkadien semble avoir marqué un profond changement dans le domaine politique, perceptible tant dans l'organisation du pouvoir et son idéologie que dans l'art officiel. Les évolutions sociales et économiques en Basse Mésopotamie sont en revanche moins marquées, tout comme dans la plupart des aspects de la culture matérielle, ce qui explique pourquoi il est encore impossible d'identifier des niveaux archéologiques de la période d'Akkad dans cette région.

La période de l'empire d'Akkad est documentée par environ 5 000 tablettes cunéiformes conservées de cette époque. Elles proviennent de plusieurs sites dispersés géographiquement : en Basse Mésopotamie (Girsu, Umma, Nippur, Adab), dans la vallée de la Diyala (Eshnunna, Khafadje) et dans les régions adjacentes (Suse en Élam, Gasur en Haute Mésopotamie, Tell Brak en Syrie). Cela constitue un changement par rapport à la période des dynasties archaïques, documentée par un nombre limité de sites. En revanche, la nature des textes ne change pas vraiment : il s'agit de tablettes administratives, rédigées en akkadien ancien ou en sumérien, qui documentent essentiellement la gestion de domaines agricoles appartenant à des institutions (palais ou temples), ou parfois à des particuliers. Elles présentent des activités de contrôle des ressources de ces patrimoines, enregistrant des mouvements de biens stockés et redistribués, des concessions de terres, des bilans annuels de certaines exploitations ou d'ateliers, parfois des actes de vente, de prêt, etc. La connaissance actuelle de la dynastie d'Akkad reste néanmoins fortement limitée par le fait que l'on ignore toujours où se trouvait sa capitale, la ville d'Akkad/Agadé.

L'activité des rois d'Akkad est également connue par diverses inscriptions qu'ils ont fait rédiger. Si certaines datent de leur règne, beaucoup ont été recopiées plus tard, du fait du prestige de ces personnages, notamment au début du IIe millénaire, et c'est donc indirectement qu'elles nous sont parvenues. Les rois d'Akkad ont également été les personnages principaux d’œuvres littéraires postérieures à la chute de leur royaume, dès les temps de leurs successeurs de la troisième dynastie d'Ur (XXIe siècle) et jusqu'à la fin de la civilisation mésopotamienne. Il reste cependant à démêler le vrai du faux dans ces traditions bien souvent fantasmées.

La période de l'empire d'Akkad est également documentée par diverses œuvres d'art, elles aussi provenant de plusieurs sites, notamment Suse où un certain nombre d'entre elles avaient été apportées en butin par des souverains élamites de la seconde moitié du IIe millénaire après des campagnes militaires dans le royaume de Babylone6. Il est en revanche difficile d'identifier les niveaux archéologiques de la période d'Akkad sur les sites de Basse Mésopotamie, en l'absence d'une culture matérielle et d'une architecture qui distinguent bien celle-ci de la précédente, le dynastique archaïque III. La question de l'existence d'une céramique caractéristique de la période de l'empire d'Akkad reste débattue. Du reste, on constate que les évolutions artistiques se produisent progressivement durant la période de l'empire d'Akkad et que la vraie rupture se fait sous Manishtusu et Naram-Sin.
Les seules constructions attribuables avec certitude à cette époque ont été identifiées sur des sites de Haute Mésopotamie, réaménagés après leur conquête (Tell Brak, Tell Leilan, Tell Beydar).


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